1994, Vallée du Rock

Du 11 au 14 mai 1994

Grâce à l’engagement de toute une cité, à la présence d’un public curieux, cet évènement imaginé ponctuel, sera le premier opus ce ce que l’on nommera dès l’année suivante « festival », déclinant chaque année un thème différent dans son titre, histoire de maintenir l’imaginaire en mouvement... La Vallée de l’Isle, à Saint-Astier, deviendra la Vallée du Rock, pendant ce week-end de l’Ascension. Rock au sens le plus large du terme. Un état d’esprit. La rue, la rencontre, les choses qui frappent, qui percutent, disent les organisateurs. Du coup, on ne se demande plus pourquoi on a mêlé rock et théâtre de rue dans cette manifestation. L’évidence s’impose, la sensibilité est la même. Partie du pavé, faite de violence, de dureté, d’éclat et aussi de chaleur et de sens de la fête.
Chantal Gibert [Sud Ouest]

Cette année-là, La Vallée reçoit : Walkabouts, Kim Salmon and the Surrealists, Dirty Hand, Dirty District, Cherokees, Greedy Guts, Love Family, Shit for Brains, Bulbe Electric, Squawk it up, Bastard, Sub rosa, D.I.T., Générik Vapeur Redonner du temps au temps, sans oublier le passé : treize siècles revus et corrigés par les fêlés du Périgord aidés par Generik Vapeur, compagnie phare de la rue. Dans les locaux de la Sauce-Cailloux, une trentaine de stagiaires préparent les cones et autres instruments insolites, machines à perdre ou à gagner du temps, qui feront cavalcade, cirque et musique dans la rue. Des comédiens déploient leur cortège loufoque et mettent en scène le temps qui passe en prenant comme point de départ le symbole du sablier. Samedi, la rue reprend ses droits avec le retour de Generik Vapeur et son Bivouac, spectaculaire métaphore sur la transhumance où les bidons remplacent le bétail. Un parcours émotionnel rythmé généralement par le fracas d’un imposant camion, centaure mécanique, talonnant les hommes en bleu et leur bruyante cavalcade.

Merci Michel, depuis devenu maire de Périgueux, pour le timbre...

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